D'après un article paru dans Le Parisien d'aujourd'hui, Le député maire, conseiller général, vice président de l'association des maires de balieues, s'interroge sur le mandat qu'il va abandonner. C'est ce qu'on appelle avoir l'embarras du choix. Selon Le Parisien toujours, il aurait même affirmé en conseil municipal que son choix devrait en étonner plus d'un. Une manière simple pour lui de susciter les réactions et de sonder l'opinion sur son départ. Rappelons que la loi lui interdit de conserver en même temps ses mandats de député, de maire et de conseiller général.
D'un point de vue purement pratique, seule la démission de la députation ou du département devrait conduire à faire revoter les électeurs. En effet en cas de démission de la mairie, c'est le conseil municipal qui vote le remaniement du conseil, voire sa dissolution. Mais avec une majorité solide comme à Sarcelles, une dissolution est peu probable.
D'un point de vue idéologique, le choix s'avère plus compliqué. En effet le département est à gauche avec un seul canton d'avance sur la droite. Si Pupponi démissionne cela risque de faire grincer des dents l'actuel président du conseil général Didier Arnal. Sans compter que les deux personnages ne semblent pas s'apprécier, comme l'ont montré les dernières élections municipales.
Une démission de la députation est également problématique dans la mesure où les électeurs ont déja été appelés à voter deux fois à cause du départ de Dominique Strauss-Kahn au FMI. Beaucoup d'électeurs de gauche se sont sentis trahis ou abandonnés. Comment sera accueilli à son tour le départ de François Pupponi? Une forte abstention voire même des reports de voix vers d'autres liste est à prévoir. Un boulevard donc pour la rivale de droite de Pupponi : Sylvie Noachovitch.
Seule la mairie semble imprenable par la droite puisque Pupponi a été élu dès le premier tour avec plus de 60% des voix. Mais une question se pose, les électeurs ont-ils voté pour le personnage Pupponi ou bien pour une liste de gauche?
Enfin il reste le point de vue de la carrière politique de Pupponi. Il devra faire le choix entre privilégier son parcours au niveau national ou local. Le parcours national ne laisse pas beaucoup de marge de manoeuvre dans un gouvernement de droite. Mais un parcours local sera t-il à la hauteur de ses ambitions?
Un vrai jeu de jongleur en somme.